Le fascisme, fils du socialisme

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1. Les fascistes sont tous d’anciens socialistes ou sont devenus socialistes

Mussolini

Le premier leader fasciste, Benito Mussolini, adhère en 1900 au Parti socialiste italien et en préside la section locale. Fuyant le service militaire, il s’expatrie en Suisse en 1902 où il perfectionne ses connaissances idéologiques syndicalistes révolutionnaires. En 1904, il en est expulsé à la suite de certaines de ses menées d’extrême gauche. Il s’installe en Romagne en 1909 et prend la tête d’un hebdomadaire socialiste au titre éloquent La Lotta di Classe (La Lutte des classes). En 1912, il est rédacteur en chef de L’Avanti, quotidien socialiste. Il quitte ensuite le parti socialiste et fonde avec des subsides français « II Popolo d’Italia » après avoir reçu une délégation SFIO conduite par Marcel Cachin. Il fonde à Milan en 1919 les premiers Faisceaux italiens de combat. Après une longue période de troubles, il marche sur Rome en octobre 1922 et est appelé au pouvoir. Déposé en 1943, interné puis libéré par Otto Skorzeny, il fonde, dans le nord de l’Italie, la République sociale italienne et essaye à Salo de mettre sur pied les cadres d’un Etat authentiquement socialiste.

Hitler et le NSDAP

Le cas d’Adolf Hitler est un peu différent des autres leaders fascistes puisqu’il était militaire et non homme politique avant de prendre la tête du « Parti ouvrier allemand » (Deutsche Arbeiterpartei, DAP) en 1921. Là, il décide de changer le nom du parti en « Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands » (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, NSDAP), et revendique alors clairement sa doctrine socialiste aux électeurs allemands.

Le parti d’Hitler est à l’origine fondé par Anton Drexler, un ouvrier d’abord régleur de machines puis serrurier, qui avait déjà donné une orientation socialiste très claire au parti. C’est toujours sous sa présidence en 1920 que le programme rédigé avec Hitler fut édité. Il est clairement et simplement socialiste, demandant l’affranchissement du capitalisme (art. 11), la confiscation des bénéfices de guerre (art. 12), la nationalisation des trusts (art. 13), la participation aux bénéfices des grandes entreprises (art. 14), un programme d’assurance-vieillesse (art. 15) et une réforme agraire (art. 17). On trouvera le texte intégral dans W. Hofer, Le National-Socialisme par les textes, Pion, 1963.

Parmi les autres fondateurs du NSDAP, on trouve Gottfried Feder. Dés 1917, il étudie l’économie et la politique et voue une hostilité aux riches banquiers. Il écrivit un manifeste au titre non équivoque : « L’abolition de l’esclavage de l’intérêt » (« Brechung der Zinsknechtschaft ») en 1919. En 1933, Hitler alors Chancelier le nomme sous-secrétaire au ministère de l’économie. Il continue d’écrire et publie cette même année un papier intitulé « Le combat contre la haute-finance » (« Kampf gegen die Hochfinanz »).

Georges Valois

En France, la situation est analogue. Georges Valois, le fondateur en 1925 du premier parti fasciste français, le Faisceau, fut d’abord syndicaliste révolutionnaire inspiré par Proudhon, et collaborateur de L’Humanité nouvelle. En 1935, il va même jusqu’à demander l’adhésion à la SFIO (section française de l’Internationale ouvrière).

Jacques Doriot

C’est ensuite Jacques Doriot qui fonda le second parti fasciste français, le parti populaire français (le PPF), en juin 1936. Ouvrier métallurgiste de Saint-Denis, Jacques Doriot fut militant communiste dès 1920, et secrétaire général des Jeunesses communistes en 1923. Il est ensuite élu député de la Seine en 1924, puis maire de Saint-Denis en 1930. Il fut exclu en 1934 du PCF mais conserva sa mairie de Saint-Denis en 1935 et son mandat de parlementaire en 1936 (Sur Doriot, voir D. Wolf, Doriot, Fayard, 1970).

Marcel Déat

Marcel Déat, le 3ème leader fasciste français, est dés 1926 élu député de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) à laquelle il proposera de prendre la tête d’une vaste alliance « anticapitaliste » en 1930 (Déat, Perspectives socialistes, Valois, en part., p. 43 à 85). En cette même année 1930, paraît un livre de Barthélemy Montagnon (également membre de la SFIO), « Grandeur et servitude socialiste » qui, après avoir dénoncé le marxisme, propose un socialisme national car « la doctrine socialiste ne correspond plus aux faits ». Déat publie au même moment « Perspectives socialistes », qui fonde un nouveau système socio-politique sur l’Etat. Il faut attendre 1933 pour que Déat soit exclu de la SFIO avec 28 autres parlementaires, dont Paul Ramadier. Il fonde alors avec ses amis un parti « néo-socialiste », le parti socialiste de France. Il devient Ministre de l’Air en 1936. Ensuite chef des pacifistes de gauche (« Faut-il mourir pour Dantzig ? »), hostile à la déclaration de guerre de 1939, il fondera en 1941 le Rassemblement national populaire se ralliant à l’idéologie nationale-socialiste. Il est ensuite Secrétaire d’Etat au Travail et aux Affaires sociales dans le gouvernement Laval en mars 1944.

Pierre Laval

Evoquons également Pierre laval, l’homme clé de la collaboration qui organisait en 1940 l’entrevue retentissante de Montoire, où la poignée de main symbolique entre Hitler et Pétain engageait la France dans la collaboration d’Etat. Laval milite dès sa jeunesse dans la tendance pacifiste et révolutionnaire du parti socialiste. Elu député socialiste d’Aubervilliers, en 1914, il préconise une paix de compromis avec l’Allemagne. Battu aux élections législatives de 1919, il quitte la SFIO. Réélu en 1924 comme socialiste indépendant à l’occasion de la victoire du cartel de gauche. Député (1924-1927), sénateur (1927-1940), il fut de nombreuses fois ministre et président du Conseil (1935). Hostile à la déclaration de guerre en 1939, il incarne, sous Pétain, la politique de collaboration.

Oswald Mosley

Enfin, on trouvera un dernier leader fasciste en Grande-Bretagne, sir Oswald Mosley, qui créa la « British Union of Fascists » en octobre 1932. Il fut d’abord député aux Communes de 1918 à 1931. Ensuite nommé ministre (le plus jeune) du deuxième cabinet travailliste Mac-Donald, il proposa un plan de relance très proche des idées de Keynes, qui fut rejeté. Il fondera également un parti travailliste dissident en 1931.

2. Les fascistes ont déclarés être socialistes

Mussolini

« Le principe essentiel de la doctrine fasciste est la conception de l’Etat, de son essence, de son rôle, de ses fins. Pour le fascisme, l’Etat est l’absolu devant lequel les individus et les groupes ne sont que le relatif (…). Tout dans l’Etat, rien contre l’Etat, rien en dehors de l’Etat (…). Le libéralisme niait l’Etat dans l’intérêt de l’individu, le fascisme réaffirme l’Etat comme la véritable réalité de l’individu. » Benito Mussolini. Le Fascisme, dans l’Encyclopédie Politique, Librairie Universelle, 1973, p. 334 b1.

Mussolini voyait dans Marx « le philosophe magnifique de la violence ouvrière ». Source : Cité par A. Brissaud, Mussolini — La montée du fascisme, Perrin, 1983, p. 44.

« Anti-individualiste : la conception fasciste est faite pour l’Etat ; elle l’est aussi pour l’individu tant qu’il fait corps avec l’Etat, conscience et volonté universelle de l’homme dans son existence historique (…). Pour le fasciste tout est dans l’Etat et (…) rien d’humain ou de spirituel, pour autant qu’il ait de la valeur, n’existe en dehors de l’Etat. Dans ce sens, le fascisme est totalitaire. » B. Mussolini, « La Doctrine du fascisme », Œuvres et Discours, t. IX, Flammarion, s.d., p. 69-70.

« Pour ce qui est des doctrines libérales, le fascisme garde une attitude d’opposition absolue, aussi bien dans le domaine de la politique que dans le domaine économique. » (Ibid., p. 84.)

« C’est l’Etat, seul, qui résoudra les dramatiques contradictions du capitalisme (…). Si, en disant libéralisme, on dit individu, en disant fascisme, on dit Etat. Mais l’Etat fasciste (…) n’est pas réactionnaire, il est révolutionnaire (…). L’Etat fasciste s’est attribué aussi le domaine économique » ( Ibid., p. 88-89.).

Les nationaux-socialistes

« Je ne suis pas seulement le vainqueur du marxisme (…), on peut dire que j’en suis le réalisateur. » Hitler. Source : H. Rauschning, Hitler m’a dit, Simogy, p. 210.

Hitler dira dans un discours public : « Fondamentalement le national-socialisme et le marxisme sont la même chose. » Cité par F.-A. v. Hayek, La Route de la servitude, Librairie de Médicis, 1945, p. 28.

« Nous prendrons à droite le nationalisme sans le capitalisme auquel il est en général lié et à gauche le socialisme sans l’internationalisme marxiste qui est un leurre (…) Le national-socialisme devra être surtout un socialisme. » Otto Strasser, membre du NSDAP, cité par Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Otto_Strasser

Entre 1922 et 1926, Goebbels, qui deviendra le ministre de la propagande d’Hitler, invite au soutien à la Russie, « véritablement nationaliste et socialiste » (N.S. Briefe du 15 novembre 1925), affirme que le marxisme a falsifié le socialisme (Ibid., numéro du 15 décembre) et proclame, le 19 janvier 1926, dans un grand discours à Königsberg, que seule l’alliance des nazis et des communistes permettrait d’aboutir à « la résolution de la question sociale » et à « la mise en place d’un socialisme de possession et de gestion des biens ».

« Notre lutte contre le bolchevisme n’est pas une lutte contre, mais au contraire une lutte pour le socialisme, lutte inspirée par la conviction profonde que le vrai socialisme ne peut être réalisé que si le rejeton le plus vulgaire et le plus compromettant issu de lui (…) est tout d’abord éliminé (…). Si nous, nationaux-socialistes, dès la première heure de notre pensée politique jusqu’à l’heure actuelle, nous avons mené une lutte sans merci contre ce danger mondial, nous ne défendions ainsi en aucune façon des intérêts antisocialistes et moins encore des intérêts capitalistes ! » Dr J. Goebbels : « Le Bolchevisme en théorie et en pratique », in L’Avenir de l’Allemagne, Sorlot, 1936.

Georges Valois

« Fascisme et bolchevisme sont une même réaction contre l’esprit bourgeois et ploutocratique » Georges Valois cité par Z. Sternhell, Ni droite, ni gauche — L’idéologie fasciste en France, Seuil, 1983, p. 113.

« [Le fascisme] est en fait beaucoup plus près de ce que l’on appelle la gauche que de ce que l’on nomme la droite. » Source : Ibid., p. 122.

Le fascisme et le marxisme sont d’après Georges Valois deux « variété(s) du socialisme ». Source : Ibid., p. 244.

Selon Valois, le fascisme et le bolchevisme sont « deux frères (…), frères par un même mépris pour le régime bourgeois, ennemis parce qu’ils occupent les deux capitales opposées de l’Europe ». Cité par Z. Sternhell, op. cit., p. 113.

Marcel Déat

Certes, dit Marcel Déat, en présentant la doctrine du RNP (le parti fasciste qu’il a fondé), « il ne s’agit plus de marxisme (…) il s’agit d’un socialisme national, mais qui n’a rien perdu ni oublié de son véritable esprit ». Et il réclame « une totalité où la personne se développe, l’homme total dans la société totale (…). Voilà qui définit en somme le socialisme ». Marcel Déat cité par Z. Sternhell, op. cit., p. 40.

En 1930 Déat publie un livre dont le titre est parfaitement explicite « Perspectives socialistes », dans lequel il fonde un nouveau système socio-politique sur l’Etat. C’est pour lui le pouvoir politique qui doit devenir le moyen de domination de toutes les classes, pouvoir politique qui aurait ainsi les moyens de faire capituler la bourgeoisie, chaque fois que son intérêt serait en opposition avec le prolétariat.

Pierre Drieu La Rochelle

Drieu La Rochelle, fasciste revendiqué, déclara : « n’est pas fasciste qui veut : un simple nationaliste ne peut pas l’être, parce qu’il n’a pas la moindre idée du socialisme » (Cité par Z. Sternhell , Ni droite, ni gauche — L’idéologie fasciste en France, Seuil, 1983, p. 245)

Pierre Drieu La Rochelle, Lucien Rebatet, voient dans le communisme un « fascisme rouge » et ne peuvent se défendre d’une certaine fascination à son égard. P. Drieu La Rochelle, cité par Z. Sternhell, op. cit., p. 247. Rebatet, op. cit., p. 53.

Robert Brasillach

Robert Brasillach, partisan d’un « fascisme à la française » déclara dans ses Mémoires : « Nous n’avons pas d’intérêt dans l’univers capitaliste » (R. Brasillach, « Notre Avant-Guerre », in Une génération dans l’orage — Mémoires, Pion, 1955, p. 163.)

3. Des programmes socialistes

Le parti national-socialiste des travailleurs allemands, les 25 points du programme (1920)

« … Le programme du parti ouvrier allemand est un programme à terme. Lorsque les objectifs fixés seront atteints, les dirigeants n’en détermineront pas d’autres dans le seul but de permettre, par un maintien artificiel de l’insatisfaction des masses, la permanence du parti.

1. Nous demandons la constitution d’une Grande Allemagne, réunissant tous les Allemands sur la base du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
2. Nous demandons l’égalité des droits du peuple allemand au regard des autres nations, l’abrogation des traités de Versailles et de Saint-Germain.
3. Nous demandons de la terre et des colonies pour nourrir notre peuple et résorber notre surpopulation.
4. Seuls les citoyens bénéficient des droits civiques. Pour être citoyen il faut être de sang allemand, la confession importe peu. Aucun juif ne peut donc être citoyen.
5. Les non-citoyens ne peuvent vivre en Allemagne que comme hôtes, et doivent se soumettre à la juridiction sur les étrangers.
6. Le droit de fixer la direction et les lois de l’Etat est réservé aux seuls citoyens. Nous demandons donc que toute fonction publique, quelle qu’en soit la nature, ne puisse être tenue par des non-citoyens. Nous combattons la pratique parlementaire, génératrice de corruption, d’attribution des postes par relations de Parti sans se soucier du caractère et des capacités.
7. Nous demandons que l’Etat s’engage à procurer à tous les citoyens des moyens d’existence. Si ce pays ne peut nourrir toute la population, les non-citoyens devront être expulsés du Reich.
8. Il faut empêcher à l’avenir l’immigration de non-Allemands. Nous demandons que tous les non-Allemands établis en Allemagne depuis le 2 août 1914 soient immédiatement contraints de quitter le Reich.
9. Tous les citoyens ont les mêmes droits et les mêmes devoirs.
10. Le premier devoir de tout citoyen est de travailler, physiquement ou intellectuellement. L’activité de l’individu ne doit pas nuire aux intérêts de la collectivité, mais s’inscrire dans le cadre de celle-ci et pour le bien de tous. C’est pourquoi nous demandons :
11. La suppression du revenu des oisifs et de ceux qui ont la vie facile, la suppression de l’esclavage de l’intérêt.
12. Considérant les énormes sacrifices de sang et d’argent que toute guerre exige du peuple, l’enrichissement personnel par la guerre doit être stigmatisé comme un crime contre le peuple. Nous demandons donc la confiscation de tous les bénéfices de guerre, sans exception.
13. Nous demandons la nationalisation de toutes les entreprises appartenant aujourd’hui à des trusts.
14. Nous demandons une participation aux bénéfices des grandes entreprises.
15. Nous demandons une augmentation substantielle des pensions des retraités.
16. Nous demandons la création et la protection d’une classe moyenne saine, la remise immédiate des grands magasins à l’administration communale et leur location, à bas prix, aux petits commerçants. La priorité doit être accordée aux petits commerçants et industriels pour toutes les livraisons à l’Etat, aux Lander ou aux communes.
17. Nous demandons une réforme agraire adaptée à nos besoins nationaux, la promulgation d’une loi permettant l’expropriation, sans indemnité, de terrains à des fins d’utilité publique — la suppression de l’imposition sur les terrains et l’arrêt de toute spéculation foncière.

18. Nous demandons une lutte sans merci contre ceux qui, par leurs activités, nuisent à l’intérêt public. Criminels de droit commun, trafiquants, usuriers, etc., doivent être punis de mort, sans considération de confession ou de race.
19. Nous demandons qu’un droit public allemand soit substitué au droit romain, serviteur d’une conception matérialiste du monde.
20. L’extension de notre infrastructure scolaire doit permettre à tous les Allemands bien doués et travailleurs l’accès à une éducation supérieure, et par là à des postes de direction. Les programmes de tous les établissements d’enseignement doivent être adaptés aux exigences de la vie pratique. L’esprit national doit être inculqué à l’école dès l’âge de raison (cours d’instruction civique). Nous demandons que l’Etat couvre les frais de l’instruction supérieure des enfants particulièrement doués nés de parents pauvres, quelle que soit la classe sociale ou la profession de ceux-ci.
21. L’Etat doit se préoccuper d’améliorer la santé publique par la protection de la mère et de l’enfant, l’interdiction du travail de l’enfant, l’introduction de moyens propres à développer les aptitudes physiques, par l’obligation légale de pratiquer le sport et la gymnastique, et par un puissant soutien à toutes les associations s’occupant de l’éducation physique de la jeunesse.
22. Nous demandons la suppression de l’armée de mercenaires et la création d’une armée nationale.
23. Nous demandons la lutte légale contre le mensonge politique conscient et sa propagation par la presse. Pour permettre la création d’une presse allemande, nous demandons que :
a) Tous les directeurs et collaborateurs de journaux paraissant en langue allemande soient des citoyens allemands.
b) La diffusion des journaux non allemands soit soumise à une autorisation expresse. Ces journaux ne peuvent être imprimés en langue allemande.
c) Soit interdite par la loi toute participation financière ou toute influence de non-Allemands dans des journaux allemands. Nous demandons que toute infraction à ces mesures soit sanctionnée par la fermeture des entreprises de presse coupables, ainsi que par l’expulsion immédiate hors du Reich des non-Allemands responsables.
Les journaux qui vont à rencontre de l’intérêt public doivent être interdits. Nous demandons que la loi combatte un enseignement littéraire et artistique générateur d’une désagrégation de notre vie nationale, et la fermeture des organisations contrevenant aux mesures ci-dessus.
24. Nous demandons la liberté au sein de l’Etat de toutes les confessions religieuses, dans la mesure où elles ne mettent pas en danger son existence ou n’offensent pas le sentiment moral de la race germanique. Le Parti, en tant que tel, défend le point de vue d’un christianisme constructif, sans toutefois se lier à une confession précise. Il combat l’esprit judéo-matérialiste à l’intérieur et à l’extérieur, et est convaincu qu’un rétablissement durable de notre peuple ne peut réussir que de l’intérieur, sur la base du principe :
L’intérêt général passe avant l’intérêt particulier.
25. Pour mener tout cela à bien, nous demandons la création d’un pouvoir central puissant, l’autorité absolue du Comité politique sur l’ensemble du Reich et de ses organisations, ainsi que la création de Chambres professionnelles et de bureaux municipaux chargés de la réalisation, dans les différents Lander, des lois-cadres promulguées par le Reich.
Les dirigeants du Parti promettent de tout mettre en œuvre pour la réalisation des points ci-dessus énumérés, en sacrifiant leur propre vie si besoin est. »

Munich, le 24 février 1920.

Programme des fasci italiani di combattimento

Italiens !

Voici le programme national d’un mouvement sainement italien.

Révolutionnaire, parce qu’antidogmatique et antidémagogique ; puissamment innovateur parce que dépourvu d’apriorismes.

Nous plaçons au-dessus de tout et de tous la mise en valeur de la guerre révolutionnaire.

Les autres problèmes : bureaucratie, administration, droit, écoles, colonies, etc., nous les esquisserons lorsque nous aurons créé la classe dirigeante.

C’est pourquoi NOUS VOULONS : Pour le problème politique :
a) Suffrage universel avec scrutin de liste régional et représentation proportionnelle, droit de vote et éligibilité pour les femmes.
V) Abaissement de la limite d’âge à dix-huit ans pour les électeurs, vingt-cinq ans pour les Députés.
c) Abolition du Sénat.
d) Convocation pour une période de trois ans d’une Assemblée nationale qui aura pour tâche essentielle d’établir la forme de constitution de l’Etat.
e) Formation de Conseils nationaux techniques du travail, de l’industrie, des transports, de l’hygiène sociale, des communications, etc., élus par les collectivités professionnelles ou de métier ; avec des pouvoirs législatifs et le droit d’élire un Commissaire général ayant pouvoirs de ministre.

Pour le problème social : NOUS VOULONS :
a) Promulgation rapide d’une Loi qui sanctionne pour tous les travailleurs la journée légale de huit heures de travail.
b) Le salaire minimum.
c) La participation des représentants des travailleurs au fonctionnement technique de l’industrie.
d) L’octroi aux organisations prolétariennes elles-mêmes (pourvu qu’elles en soient dignes moralement et techniquement) de la gestion d’industries ou de services publics.
e) L’organisation rapide et complète des cheminots et de toutes les industries des transports.
f) Une modification nécessaire du projet de loi d’assurance sur l’invalidité et la vieillesse, qui abaisse la limite d’âge de 65 ans à 55 ans.

Pour le problème militaire :
NOUS VOULONS :
a) Un fort impôt extraordinaire à caractère progressif sur le capital, qui représente une authentique EXPROPRIATION PARTIELLE de toutes les richesses.
b) La confiscation de tous les biens des Congrégations religieuses et la suppression de toutes les menses épiscopales, qui constituent un déficit énorme pour la Nation, et un privilège pour un petit nombre.
c) La révision de tous les contrats de fournitures de guerre et la confiscation de 85 % des bénéfices de guerre. Il Popolo d’Italia, 6 juin 1919.

 

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Publié dans : Socialisme et totalitarisme |le 9 mars, 2008 |7 Commentaires »

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7 Commentaires Commenter.

  1. le 29 mars, 2012 à 0:48 Francois-Rene Rideau écrit:

    Le livre « Hitler m’a dit » n’est pas une source fiable. Si j’etais vous, j’en retirerai la citation, qui n’est pas essentielle au reste de votre propos. Excellente resource. Voir aussi le livre « The Lost Literature of Socialism » de George Watson.

  2. le 9 août, 2019 à 1:30 Bodeau écrit:

    Bonsoir, oui en effet ces deux idéologies voire le Communisme sont des idéologies marquées soit par une vision socialiste radicale, révolutionnaires ou libérales surtout dans le monde anglo-saxon ! D ailleurs une thèse historique du nom de Antony Sutton , auteur de Wall street and bolcheviks démontrant ainsi Wall street est à l origine du financement et du bolchevisme et du nazisme, à l évidence les élites anglo saxonnes de Wall street sont des internationalistes et peu importe les idéologies nourris par les milieux financiers. Il suffit de lire l histoire des mouvements révolutionnaires pour comprendre la naissance du communisme, du fascisme et du nazisme. Bien peu de citoyens connaissent ces pans historiques. Je peux citer un exemple frappant des années M. Mitterrand avec l émergence du front national qui est une marque de fabrique de M. Mitterrand pour battre la droite , le président de gauche à manœuvré avec M. Fabius premier ministre en 1985 ayant ouvert la loi pour la proportionnelle soit disant pour que toutes les sensibilités soient reconnues au parlement or en 1988 la droite républicaine aurait certainement gagné les présidentielles , bien sûr M. Mitterrand a la manœuvre pour battre le RPR et diviser la droite . Je me demande pourquoi les élites de gauche et ses électeurs expriment leur désaccord avec le FN et tend à culpabiliser la droite républicaine si elle tente une approche avec le parti diabolique , quand on connaît la manœuvre citée plus haut. La droite républicaine depuis De Gaulle jusqu’à Giscard 1958-1981 le FN est a moins de 1 pour cent , il faut attendre la gauche au pouvoir pour qu’il soit à 15 pour cent voire plus aujourd’hui. Je pensais que la gauche faisait le pacte républicain pour faire battre l extrême droite or là , elle favorise ce mouvement pour battre la droite. En imaginant l inverse si la droite pactisait avec leFN via le RN aujourd’hui, on entendrait à juste titre parler du pays en dénonçant la droite républicaine de tous les maux, fort heureusement que la droite républicaine est issue de la résistance , mouvement né après la seconde guerre mondiale, en 1944 et qu elle fut anti vichyste , pour le parlementarisme au même titre que la gauche or sous la Vème République 1958.1981 la gauche avait besoin du FN pour diviser la droite et sous la IV ème République m.mitterand et le Pen furent a l origine d une vision commune déjà opposé à De gaulle en Algérie et M. Mitterrand fut ministre en 1956 et signé des décrets et ordonnances en faveur de l Algérie française , le Pen ancien para a Alger , il demandait à tous les paras de se réunir à Paris et de soutenir le Général Salan ancien putschiste avec jouhaux, Zeller , challes . Salan fut de gauche ! Bien cordialement à vous chers lecteurs, et belles lectures historiques en perspective. À bientôt pour d autres messages historiques.

  3. le 10 mars, 2020 à 22:51 JUDICE écrit:

    Les fascistes mussoliniens sont d’anciens socialistes déçus par les socialistes de l’époque et qui ont choisi l’alliance nazie pour mettre à exécution leur politique : c’est dans cette alliance scélérate que sont leurs torts. En France les socialistes de 1981 ont prouvé leur fanatisme surtout dans l’Education Nationale (« maîtresse des jeunes esprits-futurs électeurs ») quitte à sacrifier l’instruction de plusieurs générations mais à tout prix pour « tuer la culture bourgeoise » comme me l’ont dit plusieurs enseignants de lettres!!

  4. le 10 mars, 2020 à 23:07 JUDICE écrit:

    Exemples de méfaits: vote organisé dans un lycée le vendredi précédent le dimanche de l’élection présidentielle de 1988 où deux adjoints d’enseignements ont demandé aux élèves pour qui votaient leurs parents…; un des deux « enseignants » était un ancien boxeur sous diplômé engagé par le Rectorat pour endoctriner, et qui a frappé un prof agrégé de maths qui s’opposait à toute politique au lycée; cette agression (comme le vote dans les classes) fut faite avec la complicité du proviseur (ancien curé défroqué lui aussi sous diplômé engagé parce qu’il avait de « bonnes idées »…)
    Autre exemple: un proviseur de lycée régional supervisa la distribution de tracts insultant le président de la République élu une semaine avant et ceci dans 400 casiers de profs et d’enseignants du lycée en utilisant pour intitulé (des tracts) le nom bidon de « Collectif de Rennes » afin de rester incognito le plus lâchement possible.
    A la moindre réaction hostile à mes propos (que je peux amplement prouver) je publierai noms de lieux, dates et noms des collabos compromis. Les originaux des dossiers (environ 300 pages) ne sont pas à mon domiciles mais chez des amis sûrs

  5. le 10 mars, 2020 à 23:15 JUDICE écrit:

    Le régime de 1981 sous lequel ont eu lieu, entre autres, les assassinats d’Olivier Stirbois, Daniel Balavoine, Michel Coluche, le Ministre Pierre Bérégovoy, François de Grossouvre, etc…) a fait littéralement MAIN BASSE SUR L’INSTRUCTION PUBLIQUE en faveur de l’avènement de la Pensée Unique, le Fascisme Rose que les gens ont enfin réalisé il y a peu.

  6. le 10 mars, 2020 à 23:24 JUDICE écrit:

    Oubli: la distribution des tracts « Collectif de Rennes » eut lieu une semaine après le scrutin présidentiel de juin 2007 et fut aussi mensongèrement que lâchement niée par le proviseur qui avait été vu en flagrant délit de politisation au lycée

  7. le 11 mars, 2020 à 22:28 JUDICE écrit:

    LETTRE OUVERTE A UN RECTEUR

    Monsieur le Recteur,

    Je juge utile de vous aviser de la parution prochaine de mon livre, dont j’avais parlé à ma hiérarchie avant de prendre la retraite, qui est un roman sur un rectorat au sein d’une « Education Nationale » — plus de trente ans en arrière — dans un pays imaginaire.
    Je vous en avise afin que, s’il vous arrive de prendre connaissance du dit roman, vous ne vous sentiez pas concerné, à votre époque, ni ne soyez surpris par les termes assez crus dont je qualifie nombre de personnages imaginaires à l’âme mal née dont beaucoup sont méprisables.
    En effet on peut voir évoluer dans mon roman une foule de menteurs, vils courtisans, lâches et serviles, agissant au coude à coude pour harceler un professeur de maths méritant, sur la base d’un faux dossier élaboré quinze ans auparavant par un proviseur sous diplômé qui avait accepté un endoctrinement des élèves de son petit lycée : vote politique dans les classes l’avant veille du scrutin présidentiel effectué par deux adjoints d’enseignement, d’Histoire et de SES, sous diplômés, dont un, ancien boxeur, engagé par le rectorat comme homme de main, bestial, sournois et lâche, frappe ensuite le professeur de maths – hostile à la politisation des élèves dans l’Enseignement Public – qui est dès lors harcelé par une hiérarchie politisée aussi lâche que malveillante (alors que le proviseur pourri et le boxeur fanatique, eux, sont encensés par la suite…). Ces faits – ou plutôt méfaits – très précis ne représentent en réalité que quelques centièmes de l’histoire du roman. Un fonctionnaire ministériel et deux I.G (homme et femme) du Ministère sont aussi partie de la bande. On y voit notamment un inspecteur d’Académie sous diplômé faire du chantage au professeur de maths, avec la complicité d’une femme proviseur sous diplômée et de syndicalistes corrompus trahissant de façon dégoûtante. On voit une femme chef de DPE assez vile pour se venger sur l’épouse et le fils du professeur de maths, puis pour mentir (même par LRAR) et refuser au dit professeur le poste qu’il avait dûment obtenu ; le tout avec l’accord tacite et craintif de deux syndicalistes muets, lâches et corrompus trahissant honteusement (nommés à la hors classe peu après…) ; on y voit deux médiateurs collabos (nommés et payés par leur maître le recteur), et de trois méprisables proviseurs (très serviles) du lycée régional en question, à la botte du dit recteur menteur, dont l’un, encore plus zélé, se dévoile être une vraie pourriture – comme me l’ont des amis qui ont lu le manuscrit de mon livre – pour, entre autres actes de harcèlement, tenter de faire inspecter le dit professeur de maths le jour du décès de sa mère…et aussi dévoiler (fort illégalement !!) aux collègues du lycée le dit dossier, truqué en douce depuis vingt ans au détriment du dit professeur. Et si ce piètre proviseur, narcissique à l’excès et cherchant à compenser son manque de personnalité par l’orgueil du poste qui lui avait été octroyé, montre aussi peu de respect pour la dite mère, on peut donc se demander de quels parents il peut lui-même être issu…On voit aussi ce proviseur dégoûtant laisser arracher des pages de livrets scolaires (pour raison de passe droit) ; et j’en passe …parmi tout ce qui est décrit dans ce pays imaginaire…Bref, je ne vais pas vous lire avant l’heure, Monsieur le Recteur, ce long roman.
    Beaucoup de personnages imaginaires du dit roman se vautrent tellement longtemps et avec tellement de fanatisme dans la dénonciation, le harcèlement concerté, la lâcheté et la haine, qu’on peut voir qu’ils sont profondément pétris de ces travers, et désespérément anormaux.
    Mais soyez tranquille, Monsieur le Recteur, si de tels faits n’ont pas existé et si n’a pas existé cette mafia rectorale ne mettant son peu d’intelligence qu’au service de la haine, alors mon roman dans un pays imaginaire sera aussi « imaginaire », comme la plupart des romans.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Recteur, l’assurance de ma considération distinguée.

    Di VERDI Giudicelli (nom d’auteur)

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