Archive pour le 15 avril, 2008

Souvent, le PS change d’avis …

Souvent, le PS change d'avis ... dans La gauche vous ment elephants-ps

Le Point n° 1856( 10/04/2008)

 

Les socialistes d’aujourd’hui n’ont pas de mots assez durs pour fustiger le retour de la France dans l’organisation militaire intégrée de l’OTAN, accusant Nicolas Sarkozy d’un atlantisme excessif et « bushiste ». Les socialistes d’hier n’étaient pas sur cette longueur d’onde. En 1966, les députés socialistes avaient voulu censurer le gouvernement sur le retrait du commandement intégré de l’OTAN. Quarante deux ans plus tard, les députés PS ont voté la censure protestant contre le retour de la France dans ce commandement. Ironie de l’histoire. Contre la décision de De Gaulle, Mitterrand s’était élevé, jugeant « scandaleux que l’on dise que l’intégration est contraire à la paix et nous interdit l’autonomie« . Contre celle de Sarkozy, les héritiers de « Tonton », Hollande le premier, emploient les arguments inverses.

 

N’était-ce pas la gauche socialiste qui en 1966 avait critiqué la « politique nationaliste » du Général de Gaulle claquant la porte de l’OTAN ? Il y a 40 ans, la gauche déposait une motion de censure contre le retrait de la France de l’Otan et Mitterrand était signataire …

 

[Tags : gauche, OTAN, socialisme, motion de censure, gouvernement, Mitterrand, démagogie, mensonge, Général de Gaulle]

Publié dans:La gauche vous ment |on 15 avril, 2008 |Pas de commentaires »

François Mitterrand et l’extrême-droite

Ce que vous ne saviez pas …

 François Mitterrand et l'extrême-droite dans Socialisme et totalitarisme mitterrand_petain 

FAMILLE, PATRIE
Le 26 octobre 1916, à Jarnac, en Charente, Yvonne Lorrain donne le jour à son deuxième enfant, François. Yvonne et son mari Joseph Mitterrand auront cinq enfants. Après la naissance du dernier, Joseph prendra sa retraite anticipée d’agent de la Compagnie des chemins de fer Paris-Orléans. Il va diriger la vinaigrerie de son beau-père et sera même rapidement président de la Fédération des syndicats de fabricants de vinaigre de France.
En Charente, dans la région de Jarnac, ce sont les cognacquiers qui tiennent le haut du pavé. Même si l’affaire de Joseph Mitterrand subvient aux besoins familiaux, François vit très mal la condescendance manifestée par la bourgeoisie des producteurs de cognac à l’égard des vinaigriers. Plus tard, il préférera  » oublier  » les activités commerçantes paternelles pour se dire  » fils de cheminot « , origine plus conforme à son image d’homme de gauche.
Chez les Mitterrand, on est furieusement patriote, très catholique et l’on considère comme progressiste de rester malgré tout fidèle à M. Poincaré ou à M. Doumergue, ces présidents d’une République consommée avec modération.
Au collège Saint-Paul d’Angoulème, François devient membre de la JEC, structure étudiante de l’action catholique, suivant cette voie de droite qui, pour sa famille, n’est que le droit chemin.
Les Mitterrand évoluent dans un monde où ils font figure de modérés. Certains des amis du clan, comme le colonel Moreau, vilipendent la République, les politicards et tout ce qui contribue à affaiblir le sentiment national; d’autres, comme les Bouvyers, rêvent d’en découdre avec les socialistes, les bolcheviques, tous ces apatrides qui gangrènent la société française. Jean, ami de François, l’un des fils Bouvyers, adhéra très jeune à l’organistation d’extrême droite des Camelots du roi et participa en juin 1937 à l’assassinat des frères Rosselli, antifascistes installés en France, dont le comte Ciano, gendre de Mussolini, commandita l’exécution.
François Mitterrand était le chouchou des parents de ses amis. Souvent cité en exemple, il est l’image presque idéale, du « bon jeune homme ».
Lorsqu’il monte à Paris, François Mitterrand prend pension dans une des ces institutions religieuses qui sont la providence des provinciaux. Situé au 104 de la rue de Vaugirard, cet établissement, nommé Réunion des étudiants dispense un peu de nourriture spirituelle, complément d’études universitaires rigoureusement laïques.

 

LES VOLONTAIRES NATIONAUX  

Sympathisant du colonel François de la Rocque, il adhère aux Volontaires nationaux, organisation de jeunesse des Croix-de-feu en 1934. Cette adhésion à de la Rocque durera entre un et trois ans.

 

MANIFESTATION CONTRE LES « METEQUES » 

Le 1er février 1935 , François Mitterrand participe à la manifestation de l’Action française contre les médecins étrangers autorisés à exercer en France, aux cris de « La France aux Français » (plus connu sous le nom réducteur de manifestation contre « l’invasion métèque »). Sa participation à cette manifestation fut attestée par deux photographies, publiées dans Les Camelots du Roi de Maurice Pujo, où François Mitterrand apparaît face à un cordon de policiers. Le président ne niera pas avoir participé à cette manifestation mais n’en reconnaîtra pas le mot d’ordre. 

 

LES CAGOULARDS   

En janvier 1935, Eugène Deloncle fonde une organisation secrète, l’Organisation secrète d’action révolutionnaire nationale, rebaptisée La Cagoule par Maurice Pujo. C’est Eugène Schueller, le fondateur de la société l’Oréal, qui met ses moyens personnels à disposition de la Cagoule et organise des réunions au siège de sa société. Plusieurs jeunes gens, amis et étudiants pour la plupart, résidant à l’internat des pères maristes du 104, rue de Vaugirard à Paris, fréquentent alors les chefs de la Cagoule. Sans tous adhérer au mouvement ou faire état publiquement d’une quelconque approbation, on y retrouve Pierre Guillain de Bénouville, Claude Roy, François Mitterrand et André Bettencourt lesquels fréquentent « assidûment l’appartement de la rue Zédé, puis celui de la rue Chernoviz, du côté de Passy, où fraie le Tout-Cagoule d’avant-guerre ».

 

LE REGIME DE VICHY

Installé à Vichy en janvier 1942, bien que recherché par les allemands comme prisonnier évadé, il occupe un emploi contractuel d’abord à la Légion Française des Combattants puis en mai 1942, au commissariat général aux prisonniers de guerres et rapatriés et aux familles de prisonniers de guerre dont la compétence est principalement civique et sociale. En janvier 1943, le commissariat prendra cependant une orientation pro-nazie. François Mitterrand, alors chef de service de l’Information du commissariat pour la zone sud, démissionne. Il garde un poste à la tête des centres d’entraides et c’est à ce titre qu’il reçoit la francisque gallique en mars-avril 1943.

Pour certains, à la lecture du livre de Pierre Péan, il ne fait aucun doute que François Mitterrand a été maréchaliste et plein de confiance et d’admiration pour l’homme Pétain, notamment à la lecture d’une de ses lettres à sa soeur, rédigée le 13 mars 1941 et dans laquelle il écrit :  » j’ai vu le maréchal au théâtre […] il est magnifique d’allure, son visage est celui d’une statue de marbre. » Dans une lettre du 22 avril 1942, il avoue n’être pas particulièrement inquiet du retour aux affaires, en avril 1942, de Pierre Laval, qui doit selon lui faire ses preuves, mais il condamne la fonctionnarisation de la Légion française des combattants (LFC), lui préférant le modèle du Service d’ordre légionnaire (SOL), que vient de mettre en place Joseph Darnand. Pour d’autres, à la lecture du même livre, Mitterrand ne fut jamais compromis avec le régime de Vichy et l’aurait dès le début tenu en piètre estime.

 

SES AMITIES

- Une longue amitié avec René Bousquet :

Selon Georges-Marc Benamou, François Mitterrand aurait tenu les propos suivants à propos de René Bousquet, ancien secrétaire général de la police du Régime de Vichy « Une carrière ainsi brisée à trente-cinq ans, ce n’est pas supportable… Bousquet en souffrait cruellement. Imaginez cette cassure, cette carrière foudroyée … »

En 1974, René Bousquet soutenait et apportait son concours financier au candidat François Mitterrand contre Valéry Giscard d’Estaing. Une photographie de l’époque témoigne de ces contacts entre les deux hommes, réunis autour d’une tablée familiale dans la maison de Latche. En défense, François Mitterrand déclarait que « René Bousquet avait participé au financement de tous les principaux hommes politiques de gauche, des années 1950 au début des années 1970, Pierre Mendès France compris ».

En 1981, après la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle, Bousquet sera reçu à l’Elysée « pour parler politique ». En 1986, quand les accusations portées contre René Bousquet prennent de la consistance, le président aurait cessé de le voir. En 1994, ses liens avec Bousquet sont rendus publics à l’occasion de la sortie du livre de Pierre Péan.

- Le Maréchal Pétain :

Georges-Marc Benamou attribue ces propos à F. Mitterrand « Ah, Vichy, Ah Pétain (…) c’était un vieillard un peu dépassé mais… magnifique » François Mitterrand.

Le dépôt de gerbe au maréchal Pétain de 1984 à 1991 va être au centre d’une longue polémique. Le général de Gaulle et Valéry Giscard d’Estaing avaient chacun une seule fois fait déposer de telles gerbes à l’occasion de la commémoration de la bataille de Verdun. Selon Pierre Favier et Michel Martin-Roland, François Mitterrand se voulait le fidèle héritier de ses prédécesseurs quand en 1984, au moment de manifester l’amitié franco-allemande (poignée de mains avec Helmut Kohl), il fait déposer une gerbe sur la tombe du Maréchal Pétain.

 

[Tags : François Mitterrand, nazisme, collaboration, collabo, extrême-droite, totalitarisme, socialisme, Cagoule, francisque, Maréchal Pétain, Bousquet, amitiés]

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André Vallini reconnait que le PS ment aux français

André Vallini reconnait que le PS ment aux français dans La gauche vous ment mensonge-Segolene-Royale

 

Le Point n° 1856 (10/04/2008)

Quelque part en Isère, une mouche a dû piquer l’élégant Vallini. Réputé pour son équanimité, le député du cru (51 ans) se lâche dans un livre à paraître le 23 Avril, « Justice pour la République ».  Le PS n’échappe pas à sa vindicte : « On passe plus de temps à adopter des postures qui vont plaire à l’opinion publique qu’à prendre des positions de fond ».

 

[Tags : André Vallini, PS, gauche, socialisme, mensonge, ment, démagogie, social-démocratie, populisme]

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