Archive pour la catégorie 'Socialisme et totalitarisme'

François Mitterrand et l’extrême-droite

Ce que vous ne saviez pas …

 François Mitterrand et l'extrême-droite dans Socialisme et totalitarisme mitterrand_petain 

FAMILLE, PATRIE
Le 26 octobre 1916, à Jarnac, en Charente, Yvonne Lorrain donne le jour à son deuxième enfant, François. Yvonne et son mari Joseph Mitterrand auront cinq enfants. Après la naissance du dernier, Joseph prendra sa retraite anticipée d’agent de la Compagnie des chemins de fer Paris-Orléans. Il va diriger la vinaigrerie de son beau-père et sera même rapidement président de la Fédération des syndicats de fabricants de vinaigre de France.
En Charente, dans la région de Jarnac, ce sont les cognacquiers qui tiennent le haut du pavé. Même si l’affaire de Joseph Mitterrand subvient aux besoins familiaux, François vit très mal la condescendance manifestée par la bourgeoisie des producteurs de cognac à l’égard des vinaigriers. Plus tard, il préférera  » oublier  » les activités commerçantes paternelles pour se dire  » fils de cheminot « , origine plus conforme à son image d’homme de gauche.
Chez les Mitterrand, on est furieusement patriote, très catholique et l’on considère comme progressiste de rester malgré tout fidèle à M. Poincaré ou à M. Doumergue, ces présidents d’une République consommée avec modération.
Au collège Saint-Paul d’Angoulème, François devient membre de la JEC, structure étudiante de l’action catholique, suivant cette voie de droite qui, pour sa famille, n’est que le droit chemin.
Les Mitterrand évoluent dans un monde où ils font figure de modérés. Certains des amis du clan, comme le colonel Moreau, vilipendent la République, les politicards et tout ce qui contribue à affaiblir le sentiment national; d’autres, comme les Bouvyers, rêvent d’en découdre avec les socialistes, les bolcheviques, tous ces apatrides qui gangrènent la société française. Jean, ami de François, l’un des fils Bouvyers, adhéra très jeune à l’organistation d’extrême droite des Camelots du roi et participa en juin 1937 à l’assassinat des frères Rosselli, antifascistes installés en France, dont le comte Ciano, gendre de Mussolini, commandita l’exécution.
François Mitterrand était le chouchou des parents de ses amis. Souvent cité en exemple, il est l’image presque idéale, du « bon jeune homme ».
Lorsqu’il monte à Paris, François Mitterrand prend pension dans une des ces institutions religieuses qui sont la providence des provinciaux. Situé au 104 de la rue de Vaugirard, cet établissement, nommé Réunion des étudiants dispense un peu de nourriture spirituelle, complément d’études universitaires rigoureusement laïques.

 

LES VOLONTAIRES NATIONAUX  

Sympathisant du colonel François de la Rocque, il adhère aux Volontaires nationaux, organisation de jeunesse des Croix-de-feu en 1934. Cette adhésion à de la Rocque durera entre un et trois ans.

 

MANIFESTATION CONTRE LES « METEQUES » 

Le 1er février 1935 , François Mitterrand participe à la manifestation de l’Action française contre les médecins étrangers autorisés à exercer en France, aux cris de « La France aux Français » (plus connu sous le nom réducteur de manifestation contre « l’invasion métèque »). Sa participation à cette manifestation fut attestée par deux photographies, publiées dans Les Camelots du Roi de Maurice Pujo, où François Mitterrand apparaît face à un cordon de policiers. Le président ne niera pas avoir participé à cette manifestation mais n’en reconnaîtra pas le mot d’ordre. 

 

LES CAGOULARDS   

En janvier 1935, Eugène Deloncle fonde une organisation secrète, l’Organisation secrète d’action révolutionnaire nationale, rebaptisée La Cagoule par Maurice Pujo. C’est Eugène Schueller, le fondateur de la société l’Oréal, qui met ses moyens personnels à disposition de la Cagoule et organise des réunions au siège de sa société. Plusieurs jeunes gens, amis et étudiants pour la plupart, résidant à l’internat des pères maristes du 104, rue de Vaugirard à Paris, fréquentent alors les chefs de la Cagoule. Sans tous adhérer au mouvement ou faire état publiquement d’une quelconque approbation, on y retrouve Pierre Guillain de Bénouville, Claude Roy, François Mitterrand et André Bettencourt lesquels fréquentent « assidûment l’appartement de la rue Zédé, puis celui de la rue Chernoviz, du côté de Passy, où fraie le Tout-Cagoule d’avant-guerre ».

 

LE REGIME DE VICHY

Installé à Vichy en janvier 1942, bien que recherché par les allemands comme prisonnier évadé, il occupe un emploi contractuel d’abord à la Légion Française des Combattants puis en mai 1942, au commissariat général aux prisonniers de guerres et rapatriés et aux familles de prisonniers de guerre dont la compétence est principalement civique et sociale. En janvier 1943, le commissariat prendra cependant une orientation pro-nazie. François Mitterrand, alors chef de service de l’Information du commissariat pour la zone sud, démissionne. Il garde un poste à la tête des centres d’entraides et c’est à ce titre qu’il reçoit la francisque gallique en mars-avril 1943.

Pour certains, à la lecture du livre de Pierre Péan, il ne fait aucun doute que François Mitterrand a été maréchaliste et plein de confiance et d’admiration pour l’homme Pétain, notamment à la lecture d’une de ses lettres à sa soeur, rédigée le 13 mars 1941 et dans laquelle il écrit :  » j’ai vu le maréchal au théâtre […] il est magnifique d’allure, son visage est celui d’une statue de marbre. » Dans une lettre du 22 avril 1942, il avoue n’être pas particulièrement inquiet du retour aux affaires, en avril 1942, de Pierre Laval, qui doit selon lui faire ses preuves, mais il condamne la fonctionnarisation de la Légion française des combattants (LFC), lui préférant le modèle du Service d’ordre légionnaire (SOL), que vient de mettre en place Joseph Darnand. Pour d’autres, à la lecture du même livre, Mitterrand ne fut jamais compromis avec le régime de Vichy et l’aurait dès le début tenu en piètre estime.

 

SES AMITIES

- Une longue amitié avec René Bousquet :

Selon Georges-Marc Benamou, François Mitterrand aurait tenu les propos suivants à propos de René Bousquet, ancien secrétaire général de la police du Régime de Vichy « Une carrière ainsi brisée à trente-cinq ans, ce n’est pas supportable… Bousquet en souffrait cruellement. Imaginez cette cassure, cette carrière foudroyée … »

En 1974, René Bousquet soutenait et apportait son concours financier au candidat François Mitterrand contre Valéry Giscard d’Estaing. Une photographie de l’époque témoigne de ces contacts entre les deux hommes, réunis autour d’une tablée familiale dans la maison de Latche. En défense, François Mitterrand déclarait que « René Bousquet avait participé au financement de tous les principaux hommes politiques de gauche, des années 1950 au début des années 1970, Pierre Mendès France compris ».

En 1981, après la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle, Bousquet sera reçu à l’Elysée « pour parler politique ». En 1986, quand les accusations portées contre René Bousquet prennent de la consistance, le président aurait cessé de le voir. En 1994, ses liens avec Bousquet sont rendus publics à l’occasion de la sortie du livre de Pierre Péan.

- Le Maréchal Pétain :

Georges-Marc Benamou attribue ces propos à F. Mitterrand « Ah, Vichy, Ah Pétain (…) c’était un vieillard un peu dépassé mais… magnifique » François Mitterrand.

Le dépôt de gerbe au maréchal Pétain de 1984 à 1991 va être au centre d’une longue polémique. Le général de Gaulle et Valéry Giscard d’Estaing avaient chacun une seule fois fait déposer de telles gerbes à l’occasion de la commémoration de la bataille de Verdun. Selon Pierre Favier et Michel Martin-Roland, François Mitterrand se voulait le fidèle héritier de ses prédécesseurs quand en 1984, au moment de manifester l’amitié franco-allemande (poignée de mains avec Helmut Kohl), il fait déposer une gerbe sur la tombe du Maréchal Pétain.

 

[Tags : François Mitterrand, nazisme, collaboration, collabo, extrême-droite, totalitarisme, socialisme, Cagoule, francisque, Maréchal Pétain, Bousquet, amitiés]

Publié dans:Socialisme et totalitarisme |on 15 avril, 2008 |4 Commentaires »

Georges Frêche et les harkis : des propos honteux.

Georges Frêche et les harkis : des propos honteux.  dans Socialisme et totalitarisme 

A l’occasion d’une cérémonie en hommage à Jacques Roseau, leader pied-noir assassiné en 1993, le président de région avait lancé à l’adresse de harkis revenant d’un rassemblement organisé le même jour par l’UMP:

« Vous êtes allés avec les gaullistes qui ont massacré les vôtres en Algérie. (…) Ils les ont égorgés comme des porcs. Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus jusqu’à la fin des temps. (…) Vous êtes des sous-hommes, vous êtes sans honneur. »

 

L’article 5 de la loi du 23 février 2005 interdit « toute injure ou diffamation commise envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur qualité de harki et d ‘ancien membre des formations supplétives et toute apologie des crimes commis contre les harkis après les accords d‘Evian » et qui prévoit aussi que « l‘Etat assure le respect de ce principe dans le cadre des lois en vigueur »

 

[Tags : Georges Frêche, harkis, sous-hommes, racisme, gauche, socialisme, haine, Algérie, PS, propos intolérables, dérapage verbal]

Publié dans:Socialisme et totalitarisme |on 21 mars, 2008 |Pas de commentaires »

Le fascisme, fils du socialisme

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1. Les fascistes sont tous d’anciens socialistes ou sont devenus socialistes

Mussolini

Le premier leader fasciste, Benito Mussolini, adhère en 1900 au Parti socialiste italien et en préside la section locale. Fuyant le service militaire, il s’expatrie en Suisse en 1902 où il perfectionne ses connaissances idéologiques syndicalistes révolutionnaires. En 1904, il en est expulsé à la suite de certaines de ses menées d’extrême gauche. Il s’installe en Romagne en 1909 et prend la tête d’un hebdomadaire socialiste au titre éloquent La Lotta di Classe (La Lutte des classes). En 1912, il est rédacteur en chef de L’Avanti, quotidien socialiste. Il quitte ensuite le parti socialiste et fonde avec des subsides français « II Popolo d’Italia » après avoir reçu une délégation SFIO conduite par Marcel Cachin. Il fonde à Milan en 1919 les premiers Faisceaux italiens de combat. Après une longue période de troubles, il marche sur Rome en octobre 1922 et est appelé au pouvoir. Déposé en 1943, interné puis libéré par Otto Skorzeny, il fonde, dans le nord de l’Italie, la République sociale italienne et essaye à Salo de mettre sur pied les cadres d’un Etat authentiquement socialiste.

Hitler et le NSDAP

Le cas d’Adolf Hitler est un peu différent des autres leaders fascistes puisqu’il était militaire et non homme politique avant de prendre la tête du « Parti ouvrier allemand » (Deutsche Arbeiterpartei, DAP) en 1921. Là, il décide de changer le nom du parti en « Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands » (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, NSDAP), et revendique alors clairement sa doctrine socialiste aux électeurs allemands.

Le parti d’Hitler est à l’origine fondé par Anton Drexler, un ouvrier d’abord régleur de machines puis serrurier, qui avait déjà donné une orientation socialiste très claire au parti. C’est toujours sous sa présidence en 1920 que le programme rédigé avec Hitler fut édité. Il est clairement et simplement socialiste, demandant l’affranchissement du capitalisme (art. 11), la confiscation des bénéfices de guerre (art. 12), la nationalisation des trusts (art. 13), la participation aux bénéfices des grandes entreprises (art. 14), un programme d’assurance-vieillesse (art. 15) et une réforme agraire (art. 17). On trouvera le texte intégral dans W. Hofer, Le National-Socialisme par les textes, Pion, 1963.

Parmi les autres fondateurs du NSDAP, on trouve Gottfried Feder. Dés 1917, il étudie l’économie et la politique et voue une hostilité aux riches banquiers. Il écrivit un manifeste au titre non équivoque : « L’abolition de l’esclavage de l’intérêt » (« Brechung der Zinsknechtschaft ») en 1919. En 1933, Hitler alors Chancelier le nomme sous-secrétaire au ministère de l’économie. Il continue d’écrire et publie cette même année un papier intitulé « Le combat contre la haute-finance » (« Kampf gegen die Hochfinanz »).

Georges Valois

En France, la situation est analogue. Georges Valois, le fondateur en 1925 du premier parti fasciste français, le Faisceau, fut d’abord syndicaliste révolutionnaire inspiré par Proudhon, et collaborateur de L’Humanité nouvelle. En 1935, il va même jusqu’à demander l’adhésion à la SFIO (section française de l’Internationale ouvrière).

Jacques Doriot

C’est ensuite Jacques Doriot qui fonda le second parti fasciste français, le parti populaire français (le PPF), en juin 1936. Ouvrier métallurgiste de Saint-Denis, Jacques Doriot fut militant communiste dès 1920, et secrétaire général des Jeunesses communistes en 1923. Il est ensuite élu député de la Seine en 1924, puis maire de Saint-Denis en 1930. Il fut exclu en 1934 du PCF mais conserva sa mairie de Saint-Denis en 1935 et son mandat de parlementaire en 1936 (Sur Doriot, voir D. Wolf, Doriot, Fayard, 1970).

Marcel Déat

Marcel Déat, le 3ème leader fasciste français, est dés 1926 élu député de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) à laquelle il proposera de prendre la tête d’une vaste alliance « anticapitaliste » en 1930 (Déat, Perspectives socialistes, Valois, en part., p. 43 à 85). En cette même année 1930, paraît un livre de Barthélemy Montagnon (également membre de la SFIO), « Grandeur et servitude socialiste » qui, après avoir dénoncé le marxisme, propose un socialisme national car « la doctrine socialiste ne correspond plus aux faits ». Déat publie au même moment « Perspectives socialistes », qui fonde un nouveau système socio-politique sur l’Etat. Il faut attendre 1933 pour que Déat soit exclu de la SFIO avec 28 autres parlementaires, dont Paul Ramadier. Il fonde alors avec ses amis un parti « néo-socialiste », le parti socialiste de France. Il devient Ministre de l’Air en 1936. Ensuite chef des pacifistes de gauche (« Faut-il mourir pour Dantzig ? »), hostile à la déclaration de guerre de 1939, il fondera en 1941 le Rassemblement national populaire se ralliant à l’idéologie nationale-socialiste. Il est ensuite Secrétaire d’Etat au Travail et aux Affaires sociales dans le gouvernement Laval en mars 1944.

Pierre Laval

Evoquons également Pierre laval, l’homme clé de la collaboration qui organisait en 1940 l’entrevue retentissante de Montoire, où la poignée de main symbolique entre Hitler et Pétain engageait la France dans la collaboration d’Etat. Laval milite dès sa jeunesse dans la tendance pacifiste et révolutionnaire du parti socialiste. Elu député socialiste d’Aubervilliers, en 1914, il préconise une paix de compromis avec l’Allemagne. Battu aux élections législatives de 1919, il quitte la SFIO. Réélu en 1924 comme socialiste indépendant à l’occasion de la victoire du cartel de gauche. Député (1924-1927), sénateur (1927-1940), il fut de nombreuses fois ministre et président du Conseil (1935). Hostile à la déclaration de guerre en 1939, il incarne, sous Pétain, la politique de collaboration.

Oswald Mosley

Enfin, on trouvera un dernier leader fasciste en Grande-Bretagne, sir Oswald Mosley, qui créa la « British Union of Fascists » en octobre 1932. Il fut d’abord député aux Communes de 1918 à 1931. Ensuite nommé ministre (le plus jeune) du deuxième cabinet travailliste Mac-Donald, il proposa un plan de relance très proche des idées de Keynes, qui fut rejeté. Il fondera également un parti travailliste dissident en 1931.

2. Les fascistes ont déclarés être socialistes

Mussolini

« Le principe essentiel de la doctrine fasciste est la conception de l’Etat, de son essence, de son rôle, de ses fins. Pour le fascisme, l’Etat est l’absolu devant lequel les individus et les groupes ne sont que le relatif (…). Tout dans l’Etat, rien contre l’Etat, rien en dehors de l’Etat (…). Le libéralisme niait l’Etat dans l’intérêt de l’individu, le fascisme réaffirme l’Etat comme la véritable réalité de l’individu. » Benito Mussolini. Le Fascisme, dans l’Encyclopédie Politique, Librairie Universelle, 1973, p. 334 b1.

Mussolini voyait dans Marx « le philosophe magnifique de la violence ouvrière ». Source : Cité par A. Brissaud, Mussolini — La montée du fascisme, Perrin, 1983, p. 44.

« Anti-individualiste : la conception fasciste est faite pour l’Etat ; elle l’est aussi pour l’individu tant qu’il fait corps avec l’Etat, conscience et volonté universelle de l’homme dans son existence historique (…). Pour le fasciste tout est dans l’Etat et (…) rien d’humain ou de spirituel, pour autant qu’il ait de la valeur, n’existe en dehors de l’Etat. Dans ce sens, le fascisme est totalitaire. » B. Mussolini, « La Doctrine du fascisme », Œuvres et Discours, t. IX, Flammarion, s.d., p. 69-70.

« Pour ce qui est des doctrines libérales, le fascisme garde une attitude d’opposition absolue, aussi bien dans le domaine de la politique que dans le domaine économique. » (Ibid., p. 84.)

« C’est l’Etat, seul, qui résoudra les dramatiques contradictions du capitalisme (…). Si, en disant libéralisme, on dit individu, en disant fascisme, on dit Etat. Mais l’Etat fasciste (…) n’est pas réactionnaire, il est révolutionnaire (…). L’Etat fasciste s’est attribué aussi le domaine économique » ( Ibid., p. 88-89.).

Les nationaux-socialistes

« Je ne suis pas seulement le vainqueur du marxisme (…), on peut dire que j’en suis le réalisateur. » Hitler. Source : H. Rauschning, Hitler m’a dit, Simogy, p. 210.

Hitler dira dans un discours public : « Fondamentalement le national-socialisme et le marxisme sont la même chose. » Cité par F.-A. v. Hayek, La Route de la servitude, Librairie de Médicis, 1945, p. 28.

« Nous prendrons à droite le nationalisme sans le capitalisme auquel il est en général lié et à gauche le socialisme sans l’internationalisme marxiste qui est un leurre (…) Le national-socialisme devra être surtout un socialisme. » Otto Strasser, membre du NSDAP, cité par Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Otto_Strasser

Entre 1922 et 1926, Goebbels, qui deviendra le ministre de la propagande d’Hitler, invite au soutien à la Russie, « véritablement nationaliste et socialiste » (N.S. Briefe du 15 novembre 1925), affirme que le marxisme a falsifié le socialisme (Ibid., numéro du 15 décembre) et proclame, le 19 janvier 1926, dans un grand discours à Königsberg, que seule l’alliance des nazis et des communistes permettrait d’aboutir à « la résolution de la question sociale » et à « la mise en place d’un socialisme de possession et de gestion des biens ».

« Notre lutte contre le bolchevisme n’est pas une lutte contre, mais au contraire une lutte pour le socialisme, lutte inspirée par la conviction profonde que le vrai socialisme ne peut être réalisé que si le rejeton le plus vulgaire et le plus compromettant issu de lui (…) est tout d’abord éliminé (…). Si nous, nationaux-socialistes, dès la première heure de notre pensée politique jusqu’à l’heure actuelle, nous avons mené une lutte sans merci contre ce danger mondial, nous ne défendions ainsi en aucune façon des intérêts antisocialistes et moins encore des intérêts capitalistes ! » Dr J. Goebbels : « Le Bolchevisme en théorie et en pratique », in L’Avenir de l’Allemagne, Sorlot, 1936.

Georges Valois

« Fascisme et bolchevisme sont une même réaction contre l’esprit bourgeois et ploutocratique » Georges Valois cité par Z. Sternhell, Ni droite, ni gauche — L’idéologie fasciste en France, Seuil, 1983, p. 113.

« [Le fascisme] est en fait beaucoup plus près de ce que l’on appelle la gauche que de ce que l’on nomme la droite. » Source : Ibid., p. 122.

Le fascisme et le marxisme sont d’après Georges Valois deux « variété(s) du socialisme ». Source : Ibid., p. 244.

Selon Valois, le fascisme et le bolchevisme sont « deux frères (…), frères par un même mépris pour le régime bourgeois, ennemis parce qu’ils occupent les deux capitales opposées de l’Europe ». Cité par Z. Sternhell, op. cit., p. 113.

Marcel Déat

Certes, dit Marcel Déat, en présentant la doctrine du RNP (le parti fasciste qu’il a fondé), « il ne s’agit plus de marxisme (…) il s’agit d’un socialisme national, mais qui n’a rien perdu ni oublié de son véritable esprit ». Et il réclame « une totalité où la personne se développe, l’homme total dans la société totale (…). Voilà qui définit en somme le socialisme ». Marcel Déat cité par Z. Sternhell, op. cit., p. 40.

En 1930 Déat publie un livre dont le titre est parfaitement explicite « Perspectives socialistes », dans lequel il fonde un nouveau système socio-politique sur l’Etat. C’est pour lui le pouvoir politique qui doit devenir le moyen de domination de toutes les classes, pouvoir politique qui aurait ainsi les moyens de faire capituler la bourgeoisie, chaque fois que son intérêt serait en opposition avec le prolétariat.

Pierre Drieu La Rochelle

Drieu La Rochelle, fasciste revendiqué, déclara : « n’est pas fasciste qui veut : un simple nationaliste ne peut pas l’être, parce qu’il n’a pas la moindre idée du socialisme » (Cité par Z. Sternhell , Ni droite, ni gauche — L’idéologie fasciste en France, Seuil, 1983, p. 245)

Pierre Drieu La Rochelle, Lucien Rebatet, voient dans le communisme un « fascisme rouge » et ne peuvent se défendre d’une certaine fascination à son égard. P. Drieu La Rochelle, cité par Z. Sternhell, op. cit., p. 247. Rebatet, op. cit., p. 53.

Robert Brasillach

Robert Brasillach, partisan d’un « fascisme à la française » déclara dans ses Mémoires : « Nous n’avons pas d’intérêt dans l’univers capitaliste » (R. Brasillach, « Notre Avant-Guerre », in Une génération dans l’orage — Mémoires, Pion, 1955, p. 163.)

3. Des programmes socialistes

Le parti national-socialiste des travailleurs allemands, les 25 points du programme (1920)

« … Le programme du parti ouvrier allemand est un programme à terme. Lorsque les objectifs fixés seront atteints, les dirigeants n’en détermineront pas d’autres dans le seul but de permettre, par un maintien artificiel de l’insatisfaction des masses, la permanence du parti.

1. Nous demandons la constitution d’une Grande Allemagne, réunissant tous les Allemands sur la base du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
2. Nous demandons l’égalité des droits du peuple allemand au regard des autres nations, l’abrogation des traités de Versailles et de Saint-Germain.
3. Nous demandons de la terre et des colonies pour nourrir notre peuple et résorber notre surpopulation.
4. Seuls les citoyens bénéficient des droits civiques. Pour être citoyen il faut être de sang allemand, la confession importe peu. Aucun juif ne peut donc être citoyen.
5. Les non-citoyens ne peuvent vivre en Allemagne que comme hôtes, et doivent se soumettre à la juridiction sur les étrangers.
6. Le droit de fixer la direction et les lois de l’Etat est réservé aux seuls citoyens. Nous demandons donc que toute fonction publique, quelle qu’en soit la nature, ne puisse être tenue par des non-citoyens. Nous combattons la pratique parlementaire, génératrice de corruption, d’attribution des postes par relations de Parti sans se soucier du caractère et des capacités.
7. Nous demandons que l’Etat s’engage à procurer à tous les citoyens des moyens d’existence. Si ce pays ne peut nourrir toute la population, les non-citoyens devront être expulsés du Reich.
8. Il faut empêcher à l’avenir l’immigration de non-Allemands. Nous demandons que tous les non-Allemands établis en Allemagne depuis le 2 août 1914 soient immédiatement contraints de quitter le Reich.
9. Tous les citoyens ont les mêmes droits et les mêmes devoirs.
10. Le premier devoir de tout citoyen est de travailler, physiquement ou intellectuellement. L’activité de l’individu ne doit pas nuire aux intérêts de la collectivité, mais s’inscrire dans le cadre de celle-ci et pour le bien de tous. C’est pourquoi nous demandons :
11. La suppression du revenu des oisifs et de ceux qui ont la vie facile, la suppression de l’esclavage de l’intérêt.
12. Considérant les énormes sacrifices de sang et d’argent que toute guerre exige du peuple, l’enrichissement personnel par la guerre doit être stigmatisé comme un crime contre le peuple. Nous demandons donc la confiscation de tous les bénéfices de guerre, sans exception.
13. Nous demandons la nationalisation de toutes les entreprises appartenant aujourd’hui à des trusts.
14. Nous demandons une participation aux bénéfices des grandes entreprises.
15. Nous demandons une augmentation substantielle des pensions des retraités.
16. Nous demandons la création et la protection d’une classe moyenne saine, la remise immédiate des grands magasins à l’administration communale et leur location, à bas prix, aux petits commerçants. La priorité doit être accordée aux petits commerçants et industriels pour toutes les livraisons à l’Etat, aux Lander ou aux communes.
17. Nous demandons une réforme agraire adaptée à nos besoins nationaux, la promulgation d’une loi permettant l’expropriation, sans indemnité, de terrains à des fins d’utilité publique — la suppression de l’imposition sur les terrains et l’arrêt de toute spéculation foncière.

18. Nous demandons une lutte sans merci contre ceux qui, par leurs activités, nuisent à l’intérêt public. Criminels de droit commun, trafiquants, usuriers, etc., doivent être punis de mort, sans considération de confession ou de race.
19. Nous demandons qu’un droit public allemand soit substitué au droit romain, serviteur d’une conception matérialiste du monde.
20. L’extension de notre infrastructure scolaire doit permettre à tous les Allemands bien doués et travailleurs l’accès à une éducation supérieure, et par là à des postes de direction. Les programmes de tous les établissements d’enseignement doivent être adaptés aux exigences de la vie pratique. L’esprit national doit être inculqué à l’école dès l’âge de raison (cours d’instruction civique). Nous demandons que l’Etat couvre les frais de l’instruction supérieure des enfants particulièrement doués nés de parents pauvres, quelle que soit la classe sociale ou la profession de ceux-ci.
21. L’Etat doit se préoccuper d’améliorer la santé publique par la protection de la mère et de l’enfant, l’interdiction du travail de l’enfant, l’introduction de moyens propres à développer les aptitudes physiques, par l’obligation légale de pratiquer le sport et la gymnastique, et par un puissant soutien à toutes les associations s’occupant de l’éducation physique de la jeunesse.
22. Nous demandons la suppression de l’armée de mercenaires et la création d’une armée nationale.
23. Nous demandons la lutte légale contre le mensonge politique conscient et sa propagation par la presse. Pour permettre la création d’une presse allemande, nous demandons que :
a) Tous les directeurs et collaborateurs de journaux paraissant en langue allemande soient des citoyens allemands.
b) La diffusion des journaux non allemands soit soumise à une autorisation expresse. Ces journaux ne peuvent être imprimés en langue allemande.
c) Soit interdite par la loi toute participation financière ou toute influence de non-Allemands dans des journaux allemands. Nous demandons que toute infraction à ces mesures soit sanctionnée par la fermeture des entreprises de presse coupables, ainsi que par l’expulsion immédiate hors du Reich des non-Allemands responsables.
Les journaux qui vont à rencontre de l’intérêt public doivent être interdits. Nous demandons que la loi combatte un enseignement littéraire et artistique générateur d’une désagrégation de notre vie nationale, et la fermeture des organisations contrevenant aux mesures ci-dessus.
24. Nous demandons la liberté au sein de l’Etat de toutes les confessions religieuses, dans la mesure où elles ne mettent pas en danger son existence ou n’offensent pas le sentiment moral de la race germanique. Le Parti, en tant que tel, défend le point de vue d’un christianisme constructif, sans toutefois se lier à une confession précise. Il combat l’esprit judéo-matérialiste à l’intérieur et à l’extérieur, et est convaincu qu’un rétablissement durable de notre peuple ne peut réussir que de l’intérieur, sur la base du principe :
L’intérêt général passe avant l’intérêt particulier.
25. Pour mener tout cela à bien, nous demandons la création d’un pouvoir central puissant, l’autorité absolue du Comité politique sur l’ensemble du Reich et de ses organisations, ainsi que la création de Chambres professionnelles et de bureaux municipaux chargés de la réalisation, dans les différents Lander, des lois-cadres promulguées par le Reich.
Les dirigeants du Parti promettent de tout mettre en œuvre pour la réalisation des points ci-dessus énumérés, en sacrifiant leur propre vie si besoin est. »

Munich, le 24 février 1920.

Programme des fasci italiani di combattimento

Italiens !

Voici le programme national d’un mouvement sainement italien.

Révolutionnaire, parce qu’antidogmatique et antidémagogique ; puissamment innovateur parce que dépourvu d’apriorismes.

Nous plaçons au-dessus de tout et de tous la mise en valeur de la guerre révolutionnaire.

Les autres problèmes : bureaucratie, administration, droit, écoles, colonies, etc., nous les esquisserons lorsque nous aurons créé la classe dirigeante.

C’est pourquoi NOUS VOULONS : Pour le problème politique :
a) Suffrage universel avec scrutin de liste régional et représentation proportionnelle, droit de vote et éligibilité pour les femmes.
V) Abaissement de la limite d’âge à dix-huit ans pour les électeurs, vingt-cinq ans pour les Députés.
c) Abolition du Sénat.
d) Convocation pour une période de trois ans d’une Assemblée nationale qui aura pour tâche essentielle d’établir la forme de constitution de l’Etat.
e) Formation de Conseils nationaux techniques du travail, de l’industrie, des transports, de l’hygiène sociale, des communications, etc., élus par les collectivités professionnelles ou de métier ; avec des pouvoirs législatifs et le droit d’élire un Commissaire général ayant pouvoirs de ministre.

Pour le problème social : NOUS VOULONS :
a) Promulgation rapide d’une Loi qui sanctionne pour tous les travailleurs la journée légale de huit heures de travail.
b) Le salaire minimum.
c) La participation des représentants des travailleurs au fonctionnement technique de l’industrie.
d) L’octroi aux organisations prolétariennes elles-mêmes (pourvu qu’elles en soient dignes moralement et techniquement) de la gestion d’industries ou de services publics.
e) L’organisation rapide et complète des cheminots et de toutes les industries des transports.
f) Une modification nécessaire du projet de loi d’assurance sur l’invalidité et la vieillesse, qui abaisse la limite d’âge de 65 ans à 55 ans.

Pour le problème militaire :
NOUS VOULONS :
a) Un fort impôt extraordinaire à caractère progressif sur le capital, qui représente une authentique EXPROPRIATION PARTIELLE de toutes les richesses.
b) La confiscation de tous les biens des Congrégations religieuses et la suppression de toutes les menses épiscopales, qui constituent un déficit énorme pour la Nation, et un privilège pour un petit nombre.
c) La révision de tous les contrats de fournitures de guerre et la confiscation de 85 % des bénéfices de guerre. Il Popolo d’Italia, 6 juin 1919.

 

[Tags : socialisme, totalitarisme, fascisme, nazisme, gauche, Hitler, Mussolini, programme politique, NSDAP]

Publié dans:Socialisme et totalitarisme |on 9 mars, 2008 |7 Commentaires »

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